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Notre blogue

10 avril 2020

Impact de Covid-19 sur l'immobilier en Outaouais

De nombreux clients nous ont demandé ce qui se passait sur le marché immobilier au Québec et plus particulièrement dans notre région de l'Outaouais, notamment en ce qui concerne les effets de la pandémie de Covid-19. Comme vous le savez, le gouvernement du Québec a fermé la plupart des entreprises et des commerces, autres que ceux jugés essentiels. Bien que dans la plupart des provinces, l'immobilier ait été désigné comme essentiel et soit resté ouvert aux affaires, au Québec, le secteur de l'immobilier n'est actuellement PAS répertorié comme essentiel par la province. Cependant, malgré cela, les inscriptions et les ventes de biens immobiliers peuvent avoir lieu tant que les personnes n'ont pas de contact personnel et que toutes les précautions ont été prises.

 

Quelques notes importantes à prendre en compte pendant la crise du Covid-19 :

- Les courtiers immobiliers ont accès aux signatures électroniques, aux appels vidéo, aux courriels et bien sûr au téléphone à des fins d'identification et pour négocier une promesse d'achat ou pour finaliser ou modifier tout contrat de vente ou de courtage pour les vendeurs et les acheteurs sans aucun contact personnel.

- Dans certains cas, des personnes ayant déjà vendu leur propriété avant la pandémie ou pour d'autres raisons (vente de biens, divorce, déménagement, stress financier ou faillite...) doivent se reloger et trouver un nouveau logement, et beaucoup doivent vendre ou acheter en temps voulu. Il y a donc encore des personnes qui cherchent à acheter, même en dépit des difficultés liées aux règles d'absence de contact physique.

- Si une propriété a déjà fait l'objet d'une offre acceptée avant la crise de Covid-19, toutes les parties sont toujours liées par la promesse d'achat, mais il peut être nécessaire de modifier certains des délais afin de respecter les règles d'absence de contact physique.

- Depuis le 1er avril, les notaires sont autorisés à finaliser et à enregistrer les ventes à distance, par des moyens électroniques.

- OUI, les courtiers peuvent continuer à inscrire toute propriété à vendre, mais tout contact physique étroit, toute visite personnelle, toute présentation ou toute journée portes ouvertes NE PEUT PAS avoir lieu. Toutefois, un vendeur peut toujours signer un mandat de courtage pour vendre avec un agent immobilier et fournir ses propres photos et/ou vidéos, ainsi que toutes les informations, mesures et documents nécessaires par courrier électronique, ce qui permet à l'agent immobilier d'inscrire la propriété sur le système MLS, de promouvoir la propriété, de la "montrer" par le biais de visites vidéo et photographiques et éventuellement de négocier des offres à distance. Bien que les chances de succès soient limitées pour l'instant, la promotion de la propriété maintenant peut donner aux vendeurs un coup de pouce sur le marché lorsque les choses reviendront à la normale.

- Les inspections (inspections des bâtiments, évaluations bancaires...) d'une propriété ne seront pas possibles mais, dans certains cas, elles peuvent ne pas être nécessaires à l'acheteur ou être reportées après le 3 mai (ou plus tard si la date d'ouverture des activités immobilières est encore retardée par la province).

- La promesse d'achat peut être subordonnée à une visite de l'acheteur après la levée des restrictions (jusqu'au 3 mai), bien que cela puisse ne pas être acceptable pour le vendeur.

- Les lots et terrains vacants peuvent toujours être visités par les courtiers immobiliers afin de les répertorier et les acheteurs potentiels peuvent aller visiter les lots ou terrains vacants et procéder à une offre, en utilisant le téléphone, le courrier électronique, les appels vidéo et les signatures électroniques.

- Des précautions et conditions supplémentaires peuvent devoir être inscrites dans une promesse d'achat ou un mandat de courtage pour la vente. Par exemple, si un acheteur perd son emploi pendant la crise après qu'une offre a été acceptée, cela pourrait faire échouer l'offre et il pourrait y avoir une responsabilité et un risque juridiques et financiers si la promesse d'achat ne traite pas correctement de cette question.

 

Statistiques du marché immobilier pour 2019

Dans l'ensemble, le marché immobilier se portait très bien en Outaouais, avec une belle poussée en 2019 et au début de 2020.

Au total, l'Outaouais a connu une augmentation d'un peu plus de 13 % entre 2018 et 2019, si l'on compare le nombre de ventes, auquel s'ajoute une baisse de 13,6 % du nombre d'inscriptions en vigueur, ce qui indique que l'inventaire se vendait et que moins de nouvelles inscriptions arrivaient sur le marché en 2019.

Répartition par région (différence entre 2018 et 2019) :
- Gatineau : les ventes totales ont augmenté de 16,8% ; les inscriptions en vigueur ont diminué de 22% (Hull a connu la plus forte hausse de 20% en nombre de ventes).
- Chelsea : ventes totales en hausse de 14% et inscriptions en vigueur en baisse de 13%.
- La Pêche : ventes totales en hausse de 10%, inscriptions en baisse de 7% (région de Wakefield : hausse de 7%, Ste-Cécile-de-Masham : légère baisse de 1,9%, région du Lac-des-Loups: doublement du nombre des ventes, soit de 10 à 20)
- Cantley a augmenté ses ventes d'un peu moins de 9%, mais Mont Cascades a connu une mauvaise performance en diminuant de 26% en nombre.
- La municipalité de Val-des-Monts a tenu bon en affichant une modeste augmentation de moins de 1%.

 

Ce qui s'est passé en 2020

Il est très intéressant de noter que le marché immobilier en Outaouais a démarré en force de janvier à mars, surtout à Gatineau où le nombre de ventes durant cette période en 2020 a augmenté de plus de 31% par rapport à 2019 !

Ceci comparé à l'augmentation des ventes dans l'ensemble du Québec qui a connu une augmentation déjà impressionnante de 18,5% pour ces 3 premiers mois de 2020.

Les régions rurales de l'Outaouais n'ont pas fait aussi bien ; Chelsea, Cantley et La Pêche ont montré une augmentation moins importante pour le début de 2020, maintenant un total de ventes presque égal par rapport à 2019, néanmoins ces régions rurales s'améliorent souvent plus tard dans l'année avec une fluctuation plus saisonnière du nombre de ventes par rapport aux régions urbaines de l'Outaouais.

 

Quel sera l'effet de la pandémie de Covid19 sur l'immobilier en Outaouais

Franchement, personne ne peut vraiment en être sûr, il y a trop de facteurs qui sont encore inconnus. La durée de la crise, l'impact sur l'emploi et la situation financière des gens ainsi que la confiance des acheteurs suscitent un certain nombre de questions.

Cependant, certains pensent que nous ne connaîtrons pas de “Crash” immobilier majeur, qu'une fois la crise terminée, les marchés rebondiront et reprendront, certains disent même que ce n'est qu'une pause dans le marché.

En effet, il est possible que la demande repliée, les chiffres positifs antérieurs de 2019 et du début de 2020 et les taux d'intérêt très bas qui seraient probablement maintenus pour stimuler la reprise, soutiennent le maintien d'un marché immobilier fort.

Sans aucun doute qu'à court terme, jusqu'à la fin de la crise, le marché ralentira considérablement et s'arrêtera même presque complètement, mais l'immobilier rebondit toujours et a toujours permis un investissement très solide à moyen et long terme. Les gens devront surement réévaluer leurs plans et leurs timing, mais il faut espérer que les choses reviendront à une base beaucoup plus stable dans un avenir pas si lointain.

Je suis là pour répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser sur l'immobilier en ces temps difficiles. Je remercie sincèrement tous les travailleurs, en particulier les professionnels de la santé et les secouristes qui se mettent en première ligne pour nous aider à conquérir cet ennemi invisible.